Questions fréquentes

L'héritage en islam : vos questions, nos réponses

Les questions que l'on nous pose le plus souvent au sujet du mīrāth et d'al-Farāʾiḍ — avec des réponses claires et les preuves qui sous-tendent chacune d'elles.

Comment se calcule l'héritage en islam ?

Quatre droits sont d'abord réglés sur la succession, dans cet ordre : les frais funéraires et d'inhumation, puis les dettes, puis tout legs jusqu'à un tiers. La succession nette restante constitue l'héritage. Les titulaires de parts fixes que le Coran nomme — conjoint, parents, filles et certains frères et sœurs — reçoivent d'abord leurs fractions. Ce qui subsiste revient aux héritiers résiduaires (ʿaṣaba), tels que les fils et le père. Si les parts fixes dépassent la succession, la doctrine de l'ʿawl les réduit proportionnellement ; s'il reste un surplus sans héritier résiduaire, le radd le restitue aux titulaires de parts fixes (hormis le conjoint). Notre calculateur effectue chacune de ces étapes et l'explique.

Les filles héritent-elles en islam ?

Oui — et nul ne peut leur retirer ce droit. Les filles sont nommées directement dans Sūrat an-Nisāʾ 4:11. Une fille sans frère reçoit la moitié ; deux filles ou plus se partagent à parts égales les deux tiers. Lorsqu'un fils est également présent, les filles héritent aux côtés de leurs frères en qualité de résiduaires, chaque fils recevant le double de la part d'une fille. Ce rapport de 2:1 va de pair avec les devoirs financiers plus lourds de l'homme (la dot, ainsi que l'entretien de son épouse et de sa famille), tandis que la femme conserve l'intégralité de ses biens pour elle-même. Lisez le traitement complet dans Les filles héritent-elles en islam ?

Quelle part hérite une épouse (ou un mari) ?

Une épouse reçoit un quart de la succession si son mari n'a pas laissé de descendance, ou un huitième s'il en a laissé. S'il y a plus d'une épouse, elles se partagent à parts égales ce seul quart ou huitième. Un mari reçoit la moitié si son épouse n'a pas laissé de descendance, ou un quart si elle en a laissé. Le conjoint n'est jamais exclu de l'héritage. Voir Ce dont hérite un mari ou une épouse pour des exemples détaillés.

Puis-je tout léguer à un seul enfant ou à une seule personne dans mon testament ?

Non. Le legs islamique (waṣiyya) est limité à un tiers de la succession nette, et il ne peut être destiné à quelqu'un qui hérite déjà d'une part fixe. Les deux autres tiers doivent être partagés selon les parts fixes. Cela protège chaque héritier légitime contre toute exhérédation. Notre article sur la rédaction d'un testament islamique explique comment user du tiers avec sagesse.

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Les enfants adoptés héritent-ils ?

Les enfants adoptés n'héritent pas par les parts fixes, car l'islam préserve le lien entre l'enfant et ses parents biologiques plutôt que de transférer la filiation. Ce n'est nullement un refus d'amour ou de soin : un tuteur est encouragé à pourvoir aux besoins d'un enfant adopté au moyen d'un legs allant jusqu'à un tiers de la succession, ainsi que par des dons effectués de son vivant.

Un parent non musulman hérite-t-il d'un musulman ?

Selon la position de la majorité des savants, la différence de religion fait obstacle à l'héritage par les parts fixes — un non-musulman n'hérite pas d'un musulman, et un musulman n'hérite pas d'un non-musulman, par les farāʾiḍ. Un musulman peut néanmoins léguer à un parent non musulman jusqu'à un tiers de la succession à titre de legs, ce qui constitue un acte recommandé de bienfaisance et de maintien des liens.

Qu'advient-il des dettes et de la zakāh impayée ?

Les dettes sont réglées sur la succession avant tout partage de l'héritage — aussi bien les dettes envers les hommes (emprunts, salaires impayés, une dot en souffrance) que les dettes envers Allah ayant une dimension financière, telles qu'une zakāh impayée ou des expiations. Les acquitter est une obligation pour les héritiers et l'exécuteur, et la situation du défunt auprès de son Seigneur dépend en partie de leur règlement.

Que sont l'ʿawl et le radd ?

Ce sont les deux doctrines d'équilibrage. L'ʿawl s'applique lorsque les parts fixes dépassent la totalité de la succession : chaque part est réduite proportionnellement en élevant le dénominateur commun. Le radd s'applique lorsque les parts fixes totalisent moins que la succession et qu'il n'y a pas d'héritier résiduaire : le surplus est restitué aux titulaires de parts fixes (hormis le conjoint) au prorata de leurs parts. Les deux sont expliqués par l'exemple dans L'ʿawl et le radd expliqués.

Le calculateur remplace-t-il un savant ?

Non, et il n'y prétend pas. Mawarith Pro applique la position majoritaire (Jumhūr) pour les cas courants et constitue un excellent outil d'apprentissage et de planification. Mais une succession réelle peut comporter des dettes, une filiation contestée, des héritiers absents ou à naître, ainsi que la poignée de cas qui font véritablement l'objet de divergences entre les écoles. Pour tout partage à valeur contraignante, confirmez le résultat auprès d'un savant qualifié ou d'un tribunal islamique. Consultez nos Conditions & avertissement.

Une question demeure ?

Essayez le calculateur pour voir comment votre cas précis est partagé, ou contactez-nous : nous ferons de notre mieux pour vous orienter vers une réponse fiable.

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